Violée,
Est-ce une idéologie, ou la dure réalité ?
Qu'est ce qui fait que d'un coup tout à basculé ?
Pourquoi ce triste souvenir, je n'arrive pas à l'oublier ?
Et comment en plus de ça, j'ai réussi à pardonner ?
Violée,
J'ai gardé en moi, toute ma grande souffrance
Toute l'humiliation de ce petit corps en transe
Et cette sombre certitude qu'ils ont profités de moi
Ce corps frais et neuf dont l'esprit ne savait pas.
Violée,
J'étais une enfant, mais je savais ce que c'était
Cette grande souffrance d'un corps qu'on a souillé
J'ai été profitée, abusée et détruite à jamais
Le corps suit, mais la tête n'a pas oublié.
Violée,
C'est un état mental, une façon de penser
On se sent coupable, on pense être allumé
Tout ça c'est de notre faute, on l'a mérité
Mais je n'ai rien fait, je n'avais même pas dix années !
Violée,
Ces doigts qui t'ont caressée, ces mains qui t'ont souillée
Suis-je coupable, vraiment, de ce qui m'est arrivée ?
Pourquoi est-ce sur moi que s'est abattue la destinée ?
Je ne suis pas mieux que les autres, alors pourquoi vous vous acharnez ?
Violée,
La pire des choses, c'est de ne pas avoir parlé
Peur de la honte, peur de la vérité
Peur que l'ont ne me croit pas, qu'on me mette de coté
Alors toute seule, je me suis moi-même isolée
Violée,
Comment ne pas se sentir plus qu'humilié ?
Quand c'est une personne en qui tu avais vraiment confiance qui de toi a abusé
Quand même les yeux ne sont plus capables de pleurer
Violée, mon idéologie, ma façon de penser... ma réalité.
Violée...